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My stolen planet سیاره دزدیده شده من

jeudi 26 novembre 2026 à 19 h 30

Allemagne/Iran – 2024 – Vostf – 1h 22’

À sept ans, Farah réalise qu’elle vit sur deux planètes : celle du Régime, et l’autre, cachée, où elle ose être elle-même. À l’achat d’une caméra, son monde croît, alimenté de danse, de joie. Elle y ajoute des enregistrements et des archives 8 mm abandonnées par les familles en exil afin de créer une histoire alternative de l’Iran.

Dossier de presse

Née durant la révolution islamique iranienne en 1979, Farah part pour l’Allemagne en 2022. Par le cinéma, elle entame une lutte contre la perte des souvenirs sous forme de journal intime. Une résistance intime et politique contre l’oubli, aussi motivée par la maladie d’Alzheimer de sa mère. Sa connexion avec Leyla, une professeur iranienne qui a quitté l’Iran pendant la révolution, donne un nom et une histoire à l’un des visages de ses archives. À l’automne 2022, le soulèvement « Femmes, Vie, Liberté » devient un tournant dans la vie de Farah, ainsi que dans celle de nombreux Iraniens. Elle est aussi écrivaine. Son recueil de nouvelles, Respirer à l’air libre, a été publié en Iran.

« Lorsque nous partageons un souvenir avec les autres, il passe du privé au public. Cette histoire est étroitement liée à une résistance à l’oubli. À une époque où les structures de pouvoir s’efforcent de raconter l’histoire de manière à dissimuler des segments importants et populaires, il devient d’autant plus crucial de partager des détails personnels et des micro-récits. »

« J’ai lu quelque part qu’on peut bien changer de ville ou même de pays, mais pas nos cauchemars. »

« Danser, c’est notre résistance contre tous ceux qui veulent voler nos vies. »

« Le passé est devenu un crime.

Danser est devenu un crime.

La voix des femmes est devenue un crime. »

Farahnaz Sharifi.